Droopy
You know what ?
Sculpture Droopy Le basset en layer art
Debout, bras ballants, les bajoues tombantes et le regard vide : il ne fait rien, et c’est exactement ce qu’il faut montrer.
Éditée à 9 exemplaires numérotés, créée par Jim.b à partir de MDF usiné à la CNC, elle mesure 500 mm de haut, 189 mm de large et 300 mm de profondeur. Elle ne compte que 32 couches, contre 110 pour Road Runner à hauteur comparable : les deux pièces représentent la vitesse et son contraire, et leur construction le dit avant leur sujet.
Description artistique
Droopy est un personnage défini par ce qu’il ne fait pas. Il ne court pas, ne crie pas, ne réagit pas. La sculpture tient la même ligne : pas d’accessoire, pas de geste, pas d’effet. Une silhouette debout, immobile, qui ne cherche rien.
Les 32 strates largement espacées produisent un volume ajouré, où l’on voit plus d’air que de bois. Le regard ne rencontre pas de surface continue : il traverse la pièce, s’arrête sur un chant, repart. Cette lecture lente colle au personnage mieux qu’aucune posture n’aurait pu le faire.
Le blanc achève de retirer l’information. Il ne donne ni matière, ni profondeur, ni brillance — il laisse le contour faire tout le travail. Sur les bajoues et le museau, ce sont les seules ombres portées entre les couches qui redonnent du relief.
Le personnage se reconnaît donc à deux traits seulement : la chute des oreilles et l’affaissement du visage. Tout le reste est un corps quelconque, et c’est ce qui rend la lecture juste.
Technique et matériaux
La sculpture est fabriquée à Genève, dans l’atelier de Peter Meili, à l’aide d’une machine CNC. Les 32 strates sont découpées dans du MDF de 3 mm, puis assemblées par 171 entretoises.
La difficulté vient du peu de couches. Avec seulement 32 strates pour décrire 500 mm de haut, chaque découpe porte beaucoup : il n’y a pas de couche intermédiaire pour adoucir un passage raté, et le profil se joue d’une strate à l’autre. Le tracé doit être juste du premier coup.
La mise en peinture est faite en acrylique blanc, sans vernis, comme toutes les pièces peintes de cette série. Le blanc est aussi la teinte la moins indulgente : il révèle la moindre trace de colle sur un chant.
Le MDF craint l’humidité : on conserve la pièce en intérieur sec, à l’écart du soleil direct. Les intervalles se dépoussièrent au pinceau doux.
| TECHNIQUE | Découpe CNC |
| MATÉRIAUX | MDF – épaisseur: 3mm |
| PEINTURE | Acrylique blanc |
| FORMAT | H : 500 mm – L : 189 mm – P : 300 mm |
| COUCHES | 32 |
| ENTRETOISES | 171 |
| COLLABORATION | Atelier: Peter Meili |
| LIEU D’EXPOSITION | Bernard Stackelberg – Legend Art Gallery |








