Le Grand Géocoucou
Bip Bip le drôle d’oiseau bleu
Sculpture Road Runner Bip Bip en layer art
Le corps tendu à l’horizontale, le cou projeté en avant, les pattes encore au sol: l’oiseau est saisi au moment où la course prend le dessus sur l’équilibre.
Éditée à 12 exemplaires numérotés, créée par Jim.b à partir de MDF usiné à la CNC, elle mesure 743 mm de haut, 330 mm de large et 427 mm de profondeur. C’est le seul volume de la série dont la profondeur dépasse la largeur. Là où E-coyotte monte droit sur 800 mm et tient en équilibre sur un pied, celui-ci s’étire vers l’avant : les deux pièces partagent la même technique, le même bois nu et le même gag, mais pas le même axe.
Description artistique
L’oiseau est un personnage sans intériorité : il court, il klaxonne, il disparaît. Il n’a pas d’expression et n’en a jamais eu besoin. Rien ici ne cherche à lui en donner. Pas de nuage de poussière, pas de route, pas de poursuivant — la sculpture ne montre que ce que le dessin animé montre réellement : une silhouette lancée.
La coupe verticale adjacente sert exactement ce sujet. Les 110 strates sont collées sans espacement, si bien qu’on ne voit pas un empilement mais un volume plein, parcouru de cernes. Sur le cou tendu elles se resserrent en anneaux serrés ; sur le corps elles s’ouvrent en larges ovales ; sur les pattes elles se réduisent à quelques traits. Le regard suit la ligne d’un bout à l’autre sans jamais buter.
Le bois brut fait le reste. Le MDF n’a ni veine, ni nœud, ni fil : une matière grise-beige uniforme, sans accident. Toutes les lignes visibles viennent donc de la découpe, aucune n’est donnée par le matériau. Le vernis satiné se contente de fixer cette teinte et d’arrêter la lumière juste avant le reflet, pour que les chants restent nets à la vue comme au toucher.
Le support en MDF noir coupe net la base et pose le bois clair sur un fond sourd. Vue de face, la pièce est étroite, presque plate ; vue de côté, elle se déploie sur toute sa profondeur. C’est le tour de force de la pose : il faut faire le tour de l’oiseau pour comprendre qu’il court.
Technique et matériaux
La sculpture est fabriquée à Genève, dans l’atelier de Peter Meili, à l’aide d’une machine CNC. Les 110 strates sont découpées dans du MDF de 3 mm, poncées, puis collées sans espacement. Elles ne sont pas d’un seul tenant : il faut ⟦NB DE PIÈCES⟧ morceaux pour les former, chaque couche se fragmentant là où une patte, une queue ou une huppe se détache du corps.
La difficulté propre à la pièce tient au porte-à-faux. Un corps qui s’avance de 427 mm au-dessus de sa base répartit très mal son poids : chaque strate ajoutée déporte le centre de gravité un peu plus loin du support. L’assemblage doit rester rigoureusement aligné, faute de quoi l’écart s’accumule vers l’avant et devient une dérive visible sur tout le contour.
La finition se limite à un vernis satiné, appliqué en collaboration avec Philippe Ding. Il ne colore pas le MDF et ne le charge pas : il sature légèrement le ton du panneau, ferme les chants poncés et retient les reflets pour que les cernes gardent leur dessin.
Le MDF craint l’humidité : on conserve la pièce en intérieur sec, à l’écart du soleil direct et d’une source de chaleur, et on la dépoussière au chiffon sec.

| TECHNIQUE | Découpe CNC |
| MATÉRIAUX | MDF – épaisseur: 3mm |
| PEINTURE | Vernis satiné |
| FORMAT | H: 743mm – L: 330 mm – P: 427 mm |
| COUCHES | 110 |
| SUPPORT | MDF noir |
| COLLABORATION | Atelier: Peter Meili Vernis: Philippe Ding |
| LIEU D’EXPOSITION | Bernard Stackelberg – Legend Art Gallery |






