Art by jim

© The Cell – réalisé par Tarsem Singh, sorti en 2000

Art by jim

Sculptures en couches, entre art contemporain et pop culture

Layer art

« Layer art » signifie littéralement art en couches. Le principe est ancien, le geste n’a rien de nouveau : superposer des strates jusqu’à ce qu’un volume apparaisse.

Ce qui a changé, c’est la précision. Je dessine chaque couche séparément, comme autant de calques indépendants, puis la CNC les découpe au dixième de millimètre. Ensuite tout redevient manuel : assembler, poncer, peindre, une pièce après l’autre. La machine ouvre un champ que la main seule ne pourrait pas atteindre ; elle ne fait pas le travail à ma place.

Scène du cheval découpé en tranches du film The Cell, source d'inspiration du layer art
Inspiration

The Cell

Thriller psychologique de Tarsem Singh, sorti en 2000. Le film a divisé la critique mais s’est construit un culte pour ses images — une représentation visuelle de l’esprit humain qui ne ressemble à rien d’autre.

Une scène en particulier ne m’a pas quitté : un cheval traversé de lames, découpé en tranches qui restent en suspension, chacune décalée de la précédente. L’animal est à la fois intact et divisé. C’est de là que vient tout le reste.

Couches
espacées

Entre chaque strate, un espace. La lumière traverse, le regard aussi : la silhouette se referme ou s’ouvre selon l’angle, et la sculpture n’est jamais la même deux fois. C’est la technique du Silent Man, 288 entretoises pour 95 couches.

Détail d'une main en layer art, strates de MDF brut adjacentes sur socle bois
Sculpture Road Runner en layer art MDF brut sur socle circulaire noir

Couches
adjacentes

Couche contre couche, sans espace. Le volume est plein, la lumière ne traverse plus — elle glisse. Les chants de chaque strate dessinent alors un relief de courbes de niveau qui épouse la forme, comme les veines d’une planche. C’est ce qui donne au manteau de Yondu son drapé.

Le premier projet

Le meuble en tranches

Un matin, je me suis réveillé avec l’idée d’un meuble en tranches. Le chemin a été long avant d’arriver au résultat que j’avais en tête.

J’ai suivi une formation sur machine CNC au FabLab Onl’fait, à Genève. À partir de là, j’avais l’outil et la liberté d’en faire ce que je voulais. Restait à comprendre ce que cette technologie permettait vraiment — et ce qu’elle ne pardonnait pas.

Tous mes remerciements vont au FabLab Onl’fait.

Meuble en tranches, premier projet CNC de Jim.b
Recherches

œuvres paramétriques

L’art paramétrique génère des formes à partir de règles : on définit des paramètres, des algorithmes les font varier, et la composition émerge du système plutôt que du dessin. L’artiste écrit les règles du jeu au lieu de tracer le résultat.

C’est la direction que j’explore en ce moment. Elle m’intéresse parce qu’elle déplace la question : il ne s’agit plus de représenter un personnage mais de laisser une structure produire sa propre forme.

Si vous avez une idée, une envie ou un projet en tête, écrivez-moi. Les meilleures pièces naissent souvent d’une conversation.