Adjacents / Coupe Verticale / Nouveautés
Yondu Udonta
Marvel
Les gardiens de la Galaxie
Yondu
je suis Mary Poppins, les gars
Sculpture Yondu Udonta
Les Gardiens de la Galaxie en layer art
Long manteau tombant jusqu’aux bottes, aileron dressé sur le crâne, une main dans le dos : Yondu est la seule pièce de la série qui ne montre pas son visage.
Éditée à 9 exemplaires, créée par Jim.b à partir de MDF usiné à la CNC, elle joue sur un registre opposé à celui de Luffy. Là où le corps élastique s’étirait en largeur, celui-ci monte : 850 mm de haut pour 400 mm de large, entièrement contenus dans la chute verticale d’un vêtement.
Description artistique
Yondu Udonta est un pirate ravageur, père adoptif de Star-Lord, et l’un des rares personnages Marvel dont l’arme est un sifflement — une flèche Yaka qui obéit à la seule modulation de sa voix. Rien de tout cela n’est montré ici. Pas de flèche en vol, pas de posture de combat : un homme debout, de dos, de trois quarts, qui regarde ailleurs. C’est le manteau qui porte la pièce.
Et c’est là que le layer art trouve son meilleur sujet de la série. Sur un vêtement long, les couches adjacentes cessent de décrire une anatomie pour dessiner des plis : les cernes s’enroulent, se creusent, se resserrent dans le dos et s’évasent vers le bas comme les veines d’une planche de bois. On ne lit plus un corps strié, on lit un drapé sculpté. Vue de profil, la matière se referme en stries verticales serrées ; vue de dos, elle s’ouvre en volutes.
Le rouge cuivre métallisé achève le travail. Sur les volutes du dos, les particules réfléchissantes suivent le tracé des plis au lieu de le contredire : la lumière descend le long des cernes, et le manteau prend l’apparence d’un tissu lourd plutôt que d’un empilement de bois.
Le crâne et l’aileron, en bleu, sont les seuls éléments qui rompent le cuivre. Ils concentrent toute l’identification du personnage dans les quelques centimètres du haut de la pièce — le reste pourrait être n’importe quelle silhouette en long manteau, et c’est précisément ce qui rend la lecture intéressante.
Technique et matériaux
La sculpture est fabriquée dans l’atelier de l’artiste à Genève, à l’aide d’une machine CNC. Les 101 strates sont découpées dans du MDF de 3 mm, poncées, puis collées sans espacement — mais elles ne sont pas d’un seul tenant : il faut 343 pièces pour les former. Un manteau qui s’évase, des pans qui se décollent du corps, un bras qui se détache de la silhouette : chaque couche se fragmente en plusieurs morceaux qu’il faut découper, poncer et repositionner séparément.
C’est ce qui fait la difficulté de la pièce. Les chants du manteau, très longs et très courbes, demandent un ponçage continu là où une jambe ou un bras se traitent par sections courtes — et chaque fragment supplémentaire est un joint de plus à rendre invisible. Le volume doit rester plein et continu : le moindre écart d’un demi-millimètre devient une marche visible sur le contour.
La peinture carrosserie est appliquée au pistolet en couches fines et successives. Le rouge cuivre métallisé couvre l’ensemble du volume ; le crâne et l’aileron sont traités séparément en bleu, avec masquage.
Le tout est protégé par un vernis 2K satiné. Bicomposant, il polymérise par réaction chimique entre la base et son durcisseur — il ne sèche pas, il durcit. La coque obtenue est insensible aux UV, aux solvants et aux rayures. Sur un métallisé cuivré, le satiné fait plus que protéger : il tempère les reflets juste assez pour que les plis restent lisibles, alors qu’un brillant les aurait noyés dans la lumière.
Mise en peinture en collaboration avec Raffaele Bianco – BR.PEINTURE.
| TECHNIQUE | Découpe CNC |
| MATÉRIAUX | MDF – épaisseur: 3mm |
| PEINTURE | Peinture carrosserie métallisée rouge cuivre et bleu – vernis 2K |
| FORMAT | H: 850 mm – L: 400 mm – P: 300 mm |
| COUCHES | 101 strates – 343 pièces |
| SUPPORT | MDF noir et Dibond noir signé |
| COLLABORATION | Raffaele Bianco – BR.PEINTURE |
| LIEU D’EXPOSITION | Bernard Stackelberg – Legend Art Gallery |



