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Luffy
One Piece
Luffy
je serai le roi des pirates
Sculpture Luffy – One Piece en layer art
Jambes écartées à l’extrême, torse cambré, mains derrière la nuque, chapeau de paille vissé sur la tête : Luffy s’étire jusqu’à sortir de son propre cadre.
Éditée à 9 exemplaires numérotés, créée par Jim.b à partir de MDF usiné à la CNC, elle rompt avec toutes les précédentes par son orientation. Là où Silent Man et Bugs Bunny montent à la verticale, celle-ci s’étale : 650 mm de large pour 600 mm de haut et 470 mm de profondeur. Une sculpture qui occupe l’horizontale.
Description artistique
Luffy est un homme élastique. Il a mangé un fruit du démon qui a changé son corps en caoutchouc, et tout le personnage tient dans cette propriété : il s’étire, se déforme, repousse ses limites physiques sans jamais casser. La pose retenue ici ne montre pourtant ni combat ni attaque. C’est un étirement au repos — un corps qui se détend en occupant tout l’espace disponible, parce qu’il le peut.
Le layer art était particulièrement juste pour ce sujet. Avec 216 couches collées bord à bord, les strates courent le long des jambes et du torse comme des stries de matière tendue. Elles ne décrivent pas le mouvement, elles le rendent visible : la peau semble filée, allongée, comme si le personnage avait été étiré et figé à mi-chemin. Le chapeau de paille, en jaune, est le seul élément qui interrompt cette masse rouge saumoné et signale immédiatement qui l’on regarde.
L’horizontalité est le vrai pari de la pièce. Les deux pieds, posés loin l’un de l’autre sur le Dibond noir, sont les seuls points de contact ; entre eux, le corps est suspendu dans le vide, en porte-à-faux. Le socle en dibond noir brillant renvoie cette silhouette par en dessous, redouble l’écartement et fait flotter l’ensemble. On tourne autour d’une sculpture verticale ; celle-ci, on la traverse du regard.
Technique et matériaux
La sculpture est fabriquée dans l’atelier de l’artiste à Genève, à l’aide d’une machine CNC. Les 216 strates sont découpées dans du MDF de 3 mm, poncées, puis collées sans espacement — plus du double des pièces précédentes, conséquence directe du format horizontal. Le volume est plein et continu, et le moindre écart d’un demi-millimètre entre deux couches devient une marche visible sur le contour.
C’est la pièce la plus exigeante de la série sur le plan structurel. Un corps en porte-à-faux entre deux appuis travaille en flexion : la découpe a dû être pensée pour que la masse se répartisse correctement, et l’assemblage tenir sans affaissement sur toute la longueur. Un empilement vertical se corrige couche après couche ; ici, la moindre dérive s’accumule sur 650 mm.
La peinture carrosserie est appliquée au pistolet en couches fines et successives. Le chapeau, en jaune, est traité séparément avec masquage — la frontière entre les deux teintes tombe au milieu des strates du crâne, là où la précision compte le plus.
Le tout est protégé par un vernis 2K satiné. Bicomposant, il polymérise par réaction chimique entre la base et son durcisseur — il ne sèche pas, il durcit. La coque obtenue est insensible aux UV, aux solvants et aux rayures.
Mise en peinture en collaboration avec Raffaele Bianco – BR.PEINTURE.
| TECHNIQUE | Découpe CNC |
| MATÉRIAUX | MDF – épaisseur: 3mm |
| PEINTURE | Rouge saumoné et jaune – vernis 2K |
| FORMAT | H: 600 mm – L: 650 mm – P: 470 mm |
| COUCHES | 216 |
| SUPPORT | MDF noir et Dibond noir signé |
| COLLABORATION | Raffaele Bianco – BR.PEINTURE |
| LIEU D’EXPOSITION | Bernard Stackelberg – Legend Art Gallery |


