Mammifère herbivore ongulé
La seule qui donne du chocolat
Sculpture de vache en layer art
Debout, la tête basse, le corps déroulé sur près d’un mètre : la vache occupe l’espace dans le sens de la longueur, comme un animal qu’on ne regarde jamais de face.
Éditée à 9 exemplaires numérotés, créée par Jim.b à partir de MDF usiné à la CNC, elle mesure 980 mm de profondeur pour 600 mm de haut et 270 mm de large. C’est la pièce la plus longue de la série, et la seule qui demande un mur plutôt qu’un angle. Là où Titi tient dans 326 mm et se saisit d’un coup d’œil, celle-ci oblige à se déplacer le long du volume pour en faire le tour.

Description artistique
Le titre dit tout ce que la pièce accepte de dire : mammifère, herbivore, ongulé. Pas de nom, pas de clochette, pas de pré. La désignation zoologique tient l’animal à distance du personnage publicitaire — et c’est la couleur seule qui le ramène, puisque ce violet-là n’existe sur aucune vache et n’appartient qu’à une marque de chocolat.
Les couches espacées sont ici le vrai sujet. Les 83 strates sont séparées par 624 entretoises, ce qui fait plus d’intervalles que de matière : selon l’angle, la vache est un volume plein ou une suite de tranches flottantes. De trois quarts, les vides se referment et la silhouette se reconstitue ; de face, elle se dissout presque entièrement.
L’acrylique violet couvre l’ensemble, y compris les tranches intérieures — c’est ce qui permet à l’illusion de tenir. Si les chants restaient clairs, l’œil lirait un empilement ; uniformément colorés, ils se fondent et laissent le regard reconstruire une masse continue.
Le résultat tient à une seule chose : la lumière traverse. Là où une pièce adjacente arrête le regard, celle-ci le laisse passer, et l’ombre portée au sol est aussi découpée que l’objet lui-même.
Technique et matériaux
La sculpture est fabriquée à Genève, dans l’atelier de Peter Meili, à l’aide d’une machine CNC. Les 83 strates sont découpées dans du MDF de 3 mm. Elles ne sont pas d’un seul tenant : il faut 198 pièces pour les former, assemblées ensuite par 624 entretoises qui fixent l’écartement.
La difficulté est cumulative. Chaque entretoise est un point de réglage, et il y en a 624 : une erreur d’un dixième de millimètre répétée sur la longueur devient un affaissement visible au bout des 980 mm. Le montage se fait de proche en proche, chaque couche servant de référence à la suivante, sans possibilité de rattrapage une fois la colle prise.
La mise en peinture est réalisée en collaboration avec Yannick Rezzonico, en acrylique violet et vernis brillant.
Le MDF craint l’humidité : on conserve la pièce en intérieur sec, à l’écart du soleil direct et d’une source de chaleur. Les intervalles se dépoussièrent au pinceau doux ou à l’air sec, jamais au chiffon qui accrocherait les entretoises.
| TECHNIQUE | Découpe CNC |
| MATÉRIAUX | MDF – épaisseur: 3mm |
| PEINTURE | Acrylique violet Milka, Vernis brillant |
| FORMAT | H : 600 mm – L : 270 mm – P : 980 mm |
| COUCHES | 83 |
| PIÈCES | 198 |
| ENTRETOISES | 624 |
| COLLABORATION | Atelier: Peter Meili Peinture: Yannick Rezzonico |
| LIEU D’EXPOSITION | Bernard Stackelberg – Legend Art Gallery |





