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Bugs Bunny

le lapin le plus insolent

Bugs Bunny
quoi de neuf, docteur ?

Sculpture Bugs Bunny – Space Jam en layer art

Ballon en équilibre sur un doigt, oreilles dressées, l’autre main dans le dos : la sculpture attrape Bugs Bunny à l’instant précis où il ne fait rien — juste avant le geste.

Éditée à 9 exemplaires numérotés, créée par Jim.b à partir de MDF usiné à la CNC, elle marque une rupture avec Silent Man et Flower Thrower : ici les 91 couches sont collées bord à bord, sans entretoises. Le volume est plein, continu, et les chants de chaque strate dessinent à la surface un relief de courbes de niveau qui épouse le corps.

Sculpture Space Jam en layer art rose fluo, ballon rouge en équilibre sur le doigt
Sculpture Space Jam vue de profil, strates de MDF empilées

Description artistique

Space Jam, 1996 : Bugs Bunny recrute Michael Jordan pour sauver les Looney Tunes d’un match de basket. Le personnage reste l’archétype de la décontraction victorieuse — celui qui gagne sans avoir l’air d’essayer. C’est cette attitude que la sculpture retient. Pas le dribble, pas le tir : le lapin fait tourner un ballon sur son index en regardant ailleurs. Une seconde de suspension, la nonchalance d’avant le jeu. Cette position générale, plus que le personnage, a décidé de la pièce.

Le layer art fait le reste. En collant les couches bord à bord, la découpe transforme la silhouette en carte topographique : les cernes se resserrent sur les joues, s’écartent sur le torse, et le ballon devient une cible concentrique parfaite. On lit la géométrie avant le sujet — et le personnage, si familier qu’on ne le regarde plus, redevient une forme à déchiffrer.

Le rose fluo sature le corps et annule tout modelé : pas d’ombre, pas de dégradé, aucun détail figuratif. Le ballon échappe à cette règle. En rouge carrosserie métallisé, il est la seule surface qui réagit à la lumière : les reflets se déplacent sur les cernes concentriques quand on tourne autour, et le ballon paraît tourner alors qu’il est immobile. Un corps qui absorbe, un objet qui renvoie — c’est ce contraste qui tient le regard en haut de la composition.

Technique et matériaux

La sculpture est fabriquée dans l’atelier de l’artiste à Genève, à l’aide d’une machine CNC. Les 91 strates sont découpées dans du MDF de 3 mm, poncées, puis collées sans espacement. La lumière ne traverse plus l’œuvre, elle glisse sur elle : le moindre écart d’un demi-millimètre entre deux couches devient une marche visible sur le contour, et le ponçage des chants est ici l’étape la plus longue.

L’équilibre a dû être calculé. Avec le bras levé, le ballon et les deux oreilles dressées, la masse se concentre en hauteur sur une pièce de 610 mm qui repose sur deux pieds. Le socle circulaire en MDF noir et Dibond noir signé n’est pas seulement un support : il fait contrepoids.

La peinture carrosserie est appliquée au pistolet en couches fines — rose fluo sur le volume, rouge sur le ballon dans un second temps, avec masquage. Les deux teintes ont des contraintes opposées : le fluorescent couvre mal et fait ressortir le moindre défaut de ponçage ; le métallisé ne pardonne pas l’irrégularité d’application, sous peine de nuages visibles sur les cernes.

Le tout est protégé par un vernis 2K satiné. Bicomposant, il polymérise par réaction chimique entre la base et son durcisseur — il ne sèche pas, il durcit. La coque obtenue est insensible aux UV, aux solvants et aux rayures. Sur une couleur fluorescente, réputée pour passer à la lumière, cette protection anti-UV n’est pas un luxe.

Mise en peinture en collaboration avec Raffaele Bianco – BR.PEINTURE.

TECHNIQUE Découpe CNC
MATÉRIAUX MDF – épaisseur: 3mm
PEINTURE Rose fluo – ballon rouge carrosserie métallisé – vernis 2K
FORMAT H: 610 mm – L: 270 mm – P: 165 mm
COUCHES 91
SUPPORT MDF noir et Dibond noir signé
COLLABORATION Raffaele Bianco – BR.PEINTURE
LIEU D’EXPOSITION Bernard Stackelberg – Legend Art Gallery
Sculpture Space Jam exposée en galerie à Genève
Sculpture Space Jam de Jim.b, découpe CNC sur MDF, vue de face