Coupe Verticale / Espacés / Nouveautés
Silent Man
urban Man
Silent Man
debout, immobile, ailleurs
Sculpture Silent Man en layer art
Une silhouette debout, mains dans les poches, capuche baissée sur le visage.
Silent Man ne raconte pas une action — il installe une présence.
La sculpture Silent Man est éditée à 9 exemplaires numérotés, créée par Jim.b à partir de MDF usiné à la CNC. Réalisée selon la technique du layer art, elle empile des strates verticales qui suivent la hauteur du corps : les plis du survêtement, la courbe des épaules, le creux de la capuche. Là où le Flower Thrower fige un geste en pleine extension, Silent Man fait l’inverse — il tient l’immobilité.
Description artistique
La découpe verticale n’est pas un choix décoratif. Elle étire le personnage vers le haut et, surtout, elle le fait disparaître par intermittence : de face, la silhouette est pleine et lisible ; de trois quarts, les strates se resserrent, le corps se referme sur lui-même et le visage s’efface dans l’ombre de la capuche. La pièce joue ainsi sur la même ambiguïté que son titre — un personnage bien présent, qui ne se livre pas.
Le socle circulaire noir renforce cette lecture. Pas d’orientation privilégiée, pas de sens de lecture imposé : la sculpture se regarde en tournant autour, et chaque angle en donne une version différente.
Technique et matériaux
Chaque sculpture Silent Man est fabriquée dans l’atelier de l’artiste à Genève, à l’aide d’une machine CNC. Les 95 strates sont découpées dans du MDF de 3 mm, poncées, puis assemblées à la main et maintenues par 288 entretoises. C’est ce jeu d’espacements qui donne à la pièce sa transparence : entre chaque couche passe un filet de lumière, et c’est lui qui fait respirer la silhouette au lieu de la refermer en bloc plein.
Le montage est ici plus exigeant que sur une pièce massive. Avec 850 mm de haut pour seulement 285 mm de large et 175 mm de profondeur, la sculpture est un élancement : le moindre défaut d’alignement se lit sur toute la hauteur du corps. Chaque strate doit tomber juste par rapport à la précédente pour que les jambes, le torse et la capuche restent dans le même axe.
Vient ensuite l’étape qui donne à la pièce son caractère : une peinture carrosserie gris métallisé appliquée au pistolet sur l’ensemble du volume, en couches fines et successives. Sur une découpe verticale, ce gris travaille différemment d’un aplat sombre — les particules réfléchissantes accrochent la lumière sur le chant de chaque couche, et la silhouette se raye de lignes claires qui se déplacent quand on tourne autour. Aucun angle ne donne exactement la même pièce.
Le tout est enfin protégé par un vernis 2K satiné. Bicomposant, ce vernis polymérise par réaction chimique entre la base et son durcisseur — il ne sèche pas, il durcit. On obtient une coque bien plus résistante qu’un vernis classique : insensible aux UV, aux solvants et aux rayures du quotidien. Elle scelle le MDF, referme les chants poreux de chaque couche et met l’œuvre à l’abri de l’humidité comme du jaunissement.
L’ensemble repose sur un socle circulaire en MDF noir et Dibond noir signé.
La mise en peinture a été réalisée en collaboration avec Raffaele Bianco – BR.PEINTURE.
| TECHNIQUE | Découpe CNC |
| MATÉRIAUX | MDF – épaisseur: 3mm |
| PEINTURE | Peinture carrosserie gris métallisé – vernis 2K |
| FORMAT | H: 850 mm – L: 285 mm – P: 175 mm |
| COUCHES | 95 |
| SUPPORT | MDF noir et Dibond noir signé |
| COLLABORATION | Raffaele Bianco – BR.PEINTURE |
| LIEU D’EXPOSITION | Bernard Stackelberg – Legend Art Gallery |


